Le Louvre comme musée du futur
Dans le cadre du projet Louvre 2030, le Centre d’Études Avancées en Éducation et Développement Durable (CEAEDD) a organisé, le 29 novembre, une visite thématique exceptionnelle au Musée du Louvre, conduite par la guide-conférencière Dr. Mara Rute Hercelin, coordinatrice du projet « Le Louvre au quotidien ».



Cette activité était destinée aux chercheurs du cluster Paris-Saclay ainsi qu’à ceux d’autres universités parisiennes, et a offert un espace privilégié de dialogue interdisciplinaire entre l’art, la science, l’éducation et le développement durable.
La visite thématique, intitulée
« De l’Accord de Paris à la COP-30 de Belém : l’Art s’engage pour la Nature »,
s’inscrit dans les actions officielles du CEAEDD en préparation de la COP-30. Elle a également constitué un moment de réflexion autour du bilan des dix ans de l’Accord de Paris et des défis contemporains de l’agenda climatique mondial.
Pourquoi une rencontre au Louvre ?
Le Louvre a été choisi non seulement comme musée, mais comme lieu de mémoire, de conscience et de projection vers les futurs possibles. En tant que plus grand musée du monde, il conserve des récits artistiques traversant les siècles et les civilisations, révélant comment l’humanité a, de tout temps, représenté, interprété et questionné sa relation à la nature.
En positionnant le Louvre comme un musée du futur, le projet propose un déplacement du regard :
l’art cesse d’être uniquement un objet de contemplation esthétique pour devenir un outil de lecture critique du monde, de sensibilisation et d’engagement face aux crises climatiques, environnementales et civilisationnelles.
Objectifs de la visite
Cette visite avait pour objectif de révéler, à travers les œuvres d’art, la relation profonde entre l’humanité et la nature, en explorant comment, au fil du temps, l’art reflète la vision de l’homme sur la nature — tantôt en harmonie, tantôt en tension — et comment il devient, à certains moments, un espace de dénonciation, de questionnement et de prise de conscience.
Tout au long du parcours, les participants ont été invités à :
- observer comment la nature a inspiré les artistes à travers les siècles ;
- réfléchir à la place de l’être humain dans son environnement ;
- dialoguer sur la responsabilité collective face aux défis climatiques actuels.
Cette proposition visait à créer un espace de contemplation, d’écoute et de connexion entre la culture, la science et les engagements globaux en faveur de la préservation de la nature.
Voix et témoignages
Pour la Professeure Claudia Baudry, l’une des invitées spéciales :
« Sans l’interdisciplinarité, nous ne pourrons pas répondre aux défis de notre temps. L’art, la science et l’éducation doivent dialoguer pour construire des solutions durables. »
L’architecte Giovana Burda Bueno, étudiante à la Sorbonne, a souligné la valeur pédagogique de cette initiative, en rappelant que ce type de visite offre aux étudiants l’opportunité de rencontrer des chercheurs issus de disciplines différentes, d’élargir leurs horizons et de construire des réseaux de dialogue au-delà des cadres académiques traditionnels.
Plusieurs participants ont également indiqué que, bien qu’ils vivent en France depuis plusieurs années en tant qu’étudiants internationaux, ils n’avaient jamais visité le Louvre. Ce constat renforce l’engagement du CEAEDD en faveur de l’accès à la culture, de la médiation éducative et de la démocratisation des grands espaces patrimoniaux, considérés comme des composantes essentielles de la formation académique et citoyenne.